Tandis que le fisc et d'autres administrations font de louables efforts pour offrir à leurs administrés un service public de qualité, un accueil le plus courtois et efficace possible, certains
services de la police et de la justice sont restés à l'ère de l'administration courtelinesque voire kafkaïenne.
Inutile de faire un courrier motivé au commissariat d'Antony contestant une infraction, arguments juridiques à l'appui, ils vous répondront sèchement par un formulaire type comme on en fait plus
nulle part, en cochant au stylo la case "demande rejetée"... et sans formule de politesse bien sûr.
Autre expérience désagréable : il a fallu 6 mois pour faire admettre à la fourrière de Paris qu'elle avait commis un vice de procédure (notification hors délai de l'enlèvement) et
qu'elle devait par conséquent me rembourser les 100 € (10 € x 10 jours) de frais de garde en fourrière (s'ajoutant aux 126 € d'enlèvement et 35 € de PV).
J'ai dû rédiger 6 courriers motivés au parquet du tribunal de police. On m'a d'abord répondu "non", sans examen de mes arguments (le même formulaire que celui d'Antony). Après insistance de
ma part, ils ont quand même reconnu le retard, mais accepté de ne payer que 30 €. J'ai refusé cette offre, ils se sont mis à ne plus me répondre. Après une nouvelle lettre de ma
part, ils ont prétexté que je n'étais pas propriétaire du véhicule et ne pouvais donc contester. Je leur envoie une procuration et...plus de nouvelles. Je finis par recevoir une amende majorée,
et prends du coup mon téléphone. Obtenir un agent capable de m'informer sur mon dossier fut un réel exploit ; il est sûrement plus facile d'avoir en ligne le Premier ministre. On me dit de
renvoyer le PV majoré, qu'il sera suspendu, et que je passerai devant le juge de police qui tranchera l'affaire.
Comme trop c'est trop, j'ai fini par saisir le délégué du Médiateur de la République, compétent pour connaître des dysfonctionnements de l'administration dans ses relations avec les usagers. A la
préfecture de Paris, le délégué m'a réservé un accueil excellent, m'a recommandé d'écrire un nouveau courrier sous son couvert, et m'a très sympathiquement expliqué son quotidien
de conciliateur avec diverses administrations dures d'oreille.
Comme par miracle, je viens de recevoir un courrier de l'officier du ministère public qui m'annonce que le remboursement de la somme de 100 € va être effectué par ses services, et qui
m'adresse, pour la première fois, ses sincères salutations.
Moralité :
- Si beaucoup d'administrations font des efforts pour recevoir au mieux le public, certains services (certes surchargés, mais cela n'excuse pas tout) sont encore loin d'avoir la culture "client",
à savoir le respect de l'administré. S'armer de patience, et ne pas baisser les bras.
- Ne pas hésiter, après des mois d'incompréhension et de sourde oreille, à saisir le délégué du Médiateur de la République qui fera passer votre dossier au-dessus de la pile si votre demande est
bien fondée. Pas forcément très connue, cette institution est d'une très grande utilité publique.
- En cas de mise en fourrière, si le recommandé de la police vous parvient plus de 5 jours ouvrables après l'enlèvement (délai de rigueur fixé par le code de la route), demandez le remboursement
de l'intégralité des frais de garde. La police a commis dans ce cas une contravention au code de la route, il n'y a pas de raison qu'elle n'en paye pas, elle aussi, les conséquences.
Il aura fallu, pour régler cette toute petite affaire avec un servive administratif qui n'aime pas reconnaître ses torts : 6 mois, 6 courriers motivés, 3 recommandés avec accusé de
réception, une procuration, et une saisine du délégué du médiateur de la République...
Nous avons une bonne administration en France. Dommage que certains services aient encore cent ans de retard dans leurs rapports à l'administré.
L'UMP a anticipé la défaite et a donc renoncé au combat en soutenant le candidat divers droite.
Pour l'UMP, c'est le moins mauvais choix tactique car, tout parachuté qu'il était, la cruauté de l'assassinat politique de David Martinon par Arnaud Teullé et ses deux sbires en a
certainement choqué plus d'un, et bien des électeurs UMP se seraient reportés sur Fromantin. Et comme paraît-il, il est déjà à 45 %, c'était quasi gagné d'avance pour
lui.
Pour les militants UMP de Neuilly, c'est sans doute l'horreur... Pour qui militer ? Même s'il limite la casse en soutenant le cheval gagnant, l'UMP a en réalité perdu la main à Neuilly.
Une morale quand même dans l'affaire : Brutus ne sera pas César.
Le renouveau de la commune au coeur de la campagne
Christine Henry - Le Parisien - 26/01/2008
«Le Parisien Hauts-de-Seine » vous propose chaque jour un gros plan sur l’élection municipale dans l’une des trente-six communes du département. Aujourd’hui : la ville de
Bois-Colombes.
BOIS-COLOMBES porte bien son nom ! C’est un peu la province aux portes de Paris. Un bourg tranquille coincé entre Asnières, Colombes, Courbevoie et La Garenne-Colombes. Avec ses immeubles Art
déco et haussmanniens, ses façades en brique, ses quartiers pavillonnaires qui abritent d’anciennes propriétés et son quartier neuf des Bruyères, cette ville de 26 000 habitants attire de plus
en plus des familles chassées de Paris par la flambée des prix de l’immobilier.
D’importantes secousses économiques Apparemment sans histoires, Bois-Colombes a pourtant vécu ces dernières années d’importantes secousses économiques. La
désindustrialisation l’a durement frappé. Le départ d’Hispano-Suiza le constructeur de moteurs d’avion en 1999 l’a privé de 50 % de ses recettes, ce qui a failli entraîner sa mise sous
tutelle de l’Etat.
Les friches industrielles ont laissé la place à un nouveau quartier, les Bruyères, en limite de La Garenne-Colombes.
Deux mille cinq cents nouveaux habitants y ont emménagé. De nouvelles entreprises sont arrivées.
Le siège de Colgate Palmolive s’est installé en 2003. Aviva a suivi en 2005, emmenant dans son sillage 300 salariés. IBM et ses 4 500 salariés sont attendus en 2009. Une population nouvelle qui
exprime de nouveaux besoins.
La campagne des municipales s’enracinera largement dans ce contexte local. Yves Révillon, le maire sortant UMP âgé de 61 ans, plutôt discret mais fier de cette reconversion de sa ville jugée
exemplaire, veut désormais s’attaquer aux quartiers nord, en limite d’Asnières. La construction d’équipements sportifs, d’un collège et la rénovation de crèches sont programmées dans ce secteur
pour 2008. Il souhaite également dynamiser le centre-ville, notamment le petit commerce, et améliorer les services à la population qui a grandi et s’est considérablement rajeunie.
Face à lui, le candidat MoDem, Jean-Louis Ragot, estime pour sa part qu’il faut freiner cette course aux projets car la situation économique de la ville est mauvaise selon lui, et son
endettement reste très élevé. « La ville est mal gérée. Il faut lui redonner du pouvoir d’achat », résume le centriste. Le socialiste, Alain Lime, critique quant à lui la « désertification » de
certains quartiers, s’inquiète de la perte d’activité et du manque des commerces de proximité. « Le maire manque de dynamisme », accuse le candidat de la gauche. « Notre ville devient une cité
purement dortoir. Et les Bois-Colombiens doivent trop systématiquement aller chercher loin les services qu’ils attendent près de chez eux. » Une bataille politique qui se double d’un conflit de
générations fortement présent au coeur de cette campagne.
L'arrivée
quelque peu parachutée de la ministre dans cet arrondissement électoralement difficile, avec son équipe de collaborateurs non moins tombés du ciel, choque les élus de terrain sortants.
L'adjointe aux affaires scolaires, qui n'a pas sa langue dans sa poche à en lire son blog (http://delvolve.typepad.com/), dans un geste qui ne manque pas de panache, vient de décider d'affronter la garde des sceaux comme tête de liste
Modem.
Fille d'un universitaire exceptionnel, Véronique Delvolvé est une femme de talent, de caractère, et de valeurs. Dommage de la voir quitter l'UMP pour rejoindre le mouvement d'un des
plus grands charlatans et marchands de vent de la classe politique.
Juridiquement, la décision du tribunal administratif faisait très peu de doute. Les juristes de la mairie
de Paris étant compétents, il n'est pas aberrant de croire que la décision du maire d'aller perdre en justice était...politique.
Le tribunal administratif de Paris a annulé la décision du Conseil de Paris d'étendre à des communes de banlieue le système de vélos en libre-service Vélib' dans une
décision rendue jeudi 3 janvier. Le juge administratif estime notamment que cette extension du système de locations de vélos en libre-service "constitue un nouveau marché (...) dès
lors qu'elle aurait pour effet de fournir dans chacune de ces communes un réel service de bicyclettes en libre service".
"Il y aura beaucoup de déceptions en banlieue (...) C'est une péripétie problématique mais je pense qu'on va la surmonter", a déclaré
après cette décision Pierre Mansat, adjoint (PCF) chargé des collectivités territoriales. Il a estimé qu'il y avait "une attente très forte aussi bien des Parisiens que des habitants de
banlieue".
La plainte avait été déposée par l'entreprise Clear Channel, candidat malheureux face à JC Decaux à l'appel d'offres initial de la Ville de Paris, portant à
la fois sur le mobilier urbain et sur le service de location de vélos en libre service. Le groupe américain a aussi déposé un recours devant le Conseil de la concurrence.
La Ville de Paris ne renonce toutefois pas à son projet et a décidé de se pourvoir devant le Conseil d'Etat. Le conseil de Paris avait approuvé le 19
décembre le marché avec Somupi, filiale du français JCDecaux, prévoyant l'implantation de 300 stations (4 500 vélos) dans 30 communes de banlieue.
Le kit du parfait
candidat à la mairie de Neuilly-sur-Seine comporte depuis longtemps un "must" : la promesse de transformer l'avenue Charles-de-Gaulle en tunnel. Cet axe routier qui traverse la ville est le plus
fréquenté de France. Entre la porte Maillot et la Défense, il absorbe chaque jour environ 160 000 voitures, qui exposent les riverains à la pollution et aux accidents de la circulation.
L'engagement d'enfouir l'artère urbaine sur 1,4 km figure donc parmi les "priorités" du nouveau candidat à la mairie, David Martinon.
Mais, pour que ce projet cesse d'être le serpent de mer de la vie politique neuilléenne, il en coûterait au bas mot 1 milliard d'euros. "Le futur maire de
Neuilly verra le premier coup de pioche", n'en assure pas moins Louis-Charles Bary, l'actuel maire (UMP) de Neuilly.
En octobre, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports, a confié une mission à deux experts : Paul Lempereur, inspecteur général de l'équipement,
et Jean-Noël Chapulut, ingénieur général des Ponts et Chaussées. Ils devront remettre courant 2008 des propositions de financement. Deux pistes sont étudiées : Primo, l'idée d'un partenariat
public-privé. Il permettrait à une entreprise de financer le projet à la place de l'Etat et des collectivités. La formule supposerait la création d'un péage dont l'emplacement reste à
déterminer.
L'autre scénario plus probable serait la construction de deux tours de plus de 40 étages en bord de Seine sur le territoire de Neuilly de part et d'autre du
futur tunnel. Selon la direction départementale de l'équipement, les deux immeubles pourraient rapporter à la ville jusqu'à 215 millions d'euros grâce aux redevances versées par les promoteurs
pour pouvoir dépasser l'actuel plafond communal des hauteurs. Neuilly pourrait aussi amasser un trésor de guerre grâce aux retombées financières des futurs parkings et centres commerciaux le long
ou sous l'artère recouverte. Si les futures tours n'abritaient que des bureaux, elles rapporteraient 2,9 millions d'euros par an de taxe professionnelle.
Or le nouveau schéma directeur de la région Ile-de-France en discussion pourrait obliger la ville à construire aussi des logements sociaux dans ses deux
gratte-ciel : un petit sacrifice, en somme, pour voir le bout du tunnel.
CRÉTEIL (AFP) - La députée du Val-de-Marne et ancienne secrétaire d'Etat Marie-Anne Montchamp, candidate aux élections municipales à Nogent-sur-Marne face au
maire sortant Jacques Martin, investi par l'UMP, a été suspendue du parti, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
"N'ayant pas tenu compte de la décision prise par le mouvement auquel vous appartenez, l'annonce de votre candidature dissidente pour les prochaines
élections municipales à Nogent-sur-Marne nous impose de vous suspendre de votre qualité d'adhérente", indique un courrier de Patrick Devedjian, secrétaire général du parti, daté du 20 décembre et
adressé à Mme Montchamp, dont l'AFP a obtenu copie.
"Au vu de l'urgence de cette situation, cette décision s'applique à compter de la réception de ce courrier", précise la lettre, qui encourage la députée à
renoncer à sa candidature.
Dans un communiqué, Mme Montchamp a déclaré qu'elle recevait cette suspension de son parti "comme une feuille de route".
"Elle me donne la liberté de proposer en toute sérénité l'alternative indispensable que demandent les Nogentais, dans un esprit d'ouverture et pour en finir
avec un système politicien contesté", a-t-elle déclaré.
De son côté, Jacques Martin, le maire de Nogent-sur-Marne investi par l'UMP pour briguer un second mandat, a dénoncé "l'aventure personnelle" de Mme
Montchamp, "qui ne peut que porter préjudice à la majorité présidentielle".
Ancienne secrétaire d'Etat aux personnes handicapées de 2004 à 2005, Marie-Anne Montchamp est députée de la 7e circonscription du Val-de-Marne et conseillère
régionale d'Ile-de-France. Elle fut également la première adjointe de M. Martin jusqu'en 2004.
Région Ile de France La Commission Nationale d’Investiture annonce une nouvelle liste de villes pour lesquelles l’UMP accorde son investiture ou apporte son soutien en
Ile-de-France :
Yvelines
Versailles : Bertrand DEVYS
Essonne
Evry : Francis DOMINGUEZ
Hauts-de-Seine Bagneux : Frédéric NAPOLEONE
Seine-Saint-Denis
Livry-Gargan : Pierre PERRET
Val-de-Marne
Vincennes : Laurent LAFON
Pourquoi le site de l'UMP ne présente-t-il pas un tableau récapitulatif des investitures décidées ? Ce serait plus pratique que les seuls communiqués livrés au compte-gouttes. La suggestion a été
faite... mais n'a pas eu de suites.
L'un des grands atouts de Bourg-la-Reine est
sa proximité de la capitale, en distance et surtout en temps (Denfert-Rochereau en 7 minutes par le RER direct).
La fréquence des trains est très satisfaisante à Bourg-la-Reine (sauf grèves...). C'est quasiment celle du métro. Dommage que le confort des rames ne soit pas à la hauteur.
2 reproches majeurs :
- l'absence totale de ventilation. Il fait vite très chaud, voire étouffant, à l'intérieur de ces rames. Même quand la température extérieure n'a absolument rien de caniculaire. Ni clim
ni ventilation, et peu de fenêtres pouvant s'ouvrir. NB : certains trains de la ligne A sont climatisés.
- l'aménagement peu judicieux des sièges. Totalement inadapté à l'affluence des heures de pointe. Il faudrait élargir les couloirs en faisant des rangées de 3 sièges et non plus de 4.
Sur le modèle des lignes 1 et 14.
Des travaux sont prévus, mais il va falloir être patient... :
La RATP et la SNCF ont confié à Alstom l'étude et la fourniture des équipements pour la rénovation intérieure des 119 trains suburbains de
la ligne B du Réseau Express Régional d'Ile-de-France. Ce marché, d'un montant de 103 Millions d'Euros.
Dans une première phase, Alstom réalisera les études et fournira le kit de rénovation (équipements de climatisation, câblage, sièges, etc.), nécessaire à
la modernisation des trains, pour une rame de pré-sé rie. Alstom participera également avec la RATP au montage des nouveaux équipements sur cette rame.
Dans une deuxième phase, Alstom assurera la fourniture des kits de rénovation des 118 autres rames, la mise à jour de la documentation de montage, ainsi
que la formation des équipes RATP et SNCF chargées de la rénovation.
Alstom livrera le premier kit de rénovation en mars 2009 afin que la rame de pré-série puisse circuler au dernier trimestre de la même année.
La livraison des 118 kits de série débutera au premier trimestre 2010 et suivra un rythme de 18 à 46 unités par an.
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